VERSAILLES (décembre 2009)
Ville artificielle, créée de toutes pièces par la volonté du roi Louis XIV, elle fut le siège du pouvoir politique français pendant un siècle, de 1682 à 1789, avant de devenir le berceau de la Révolution Française. Versailles, c’est avant tout son domaine : Le château, extraordinaire et imposant modèle d’équilibre, qui s’ouvre sur la fabuleuse perspective du grand canal. Aux tréfonds du domaine depuis la grille royale, la vision du palais précédé par la pièce d’eau est féerique.
Jardins, fontaines et miroirs d’eau contribuent à la magnificence du lieu : des colonnades aux bassins d’Apollon, de Saturne et de Neptune, du panorama sur les hauteurs boisées jusqu'à la pièce d’eau des Suisses depuis les terrasses.
Sans oublier, tapis au fond du domaine, le Grand Trianon, le Petit Trianon, et le touchant hameau de la Reine. L’art à la fois triomphant et délicat du 17e s’exprime ici dans toute sa splendeur.
Le plan de la ville s'articule autour de la place d'Armes, devant le château, d'où rayonnent trois larges avenues disposées en éventail : l'avenue de Paris au centre, l'avenue de Saint-Cloud au nord et l'avenue de Sceaux au sud. Entre ces artères se trouvent les bâtiments des écuries royales. Versailles abonde de monuments royaux : le quadrilatère qui abrite le grand Commun, le couvent des Récollets, l’hôtel particulier du ministère de la guerre, celui des affaires étrangères et bien sûr la très symbolique salle du jeu de paume.
Puis, disséminés en ville, on croise l’ancien couvent de la Reine devenu le lycée Hoche, l’hôtel des menus plaisirs où fut signée l’abrogation des privilèges, l’orangerie et le domaine de Mme Elizabeth sur l’avenue de Paris, et à l’écart le jardin des musiciens italiens. De part et d'autre de l’axe central, on trouve les deux quartiers créés sous Louis XIV : Le quartier Saint-Louis abritant la cathédrale, le potager du roi. Calme et un peu secret, il a conservé ses petites rues étroites et ses maisons anciennes dont le décor architectural n'a pas changé depuis le 18e siècle, à l’image de la cour du cheval blanc. Aux abords de la cathédrale, les Carrés Saint Louis forment un ensemble original de "baraques", construites au 18e siècle, pour abriter un marché qui ne s'est jamais développé.
Le quartier Notre-Dame s'organise en damier autour d'un « carré » central. Le marché en est le cœur, avec ses halles couvertes qui ont remplacé les anciens pavillons devenus insalubres. Tout autour, un lacis de ruelles pittoresques : passage de la Geôle, rue du Bailliage, rue des Deux Portes, abrite antiquaires, commerces d'art et restaurants. En parcourant la rue commerçante de la Paroisse, on aboutit place Hoche où l'on peut admirer une perspective sur l’église Notre Dame. Sainte Jeanne d’Arc veille sur l’extrémité orientale du quartier.
Plus contemporain et moins chargé d’histoire, le quartier de Glatigny, entre Le Chesnay et les hauteurs boisées de Fausse Repose, abritent un nombre incroyable de manoirs, castels, et autres somptueuses demeures. Finalement, malgré quelques révolutions, le pouvoir n’a guère bougé depuis 3 siècles ! Montreuil, moins haut bourgeois, cache cependant quelques superbes maisons en meulières dans un pur style art déco. Alors que Porchefontaine est plus modestement résidentiel, et que les Petits Bois, sous les hauteurs de Fausse Repose, dissimulent, à l’abri des regards, les rares verrues immobilières sociales de la préfecture des Yvelines, ainsi qu’une pittoresque cité jardin d’une centaine de maisonnettes jumelles.
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