MONTMORENCY (juillet 2010)
La ville occupe un escarpement rocheux situé à l’extrémité méridionale de la butte témoin portant la forêt de Montmorency. Le site, très accidenté, est constitué de trois plateaux, qui s’élèvent de 42 mètres dans le «bas Montmorency» jusqu’à 176 mètres sur le plateau des Champeaux, à l’orée de la forêt. Le bourg d’origine est toujours dominé par l’ancienne motte féodale. Des murailles du XIe siècle, il subsiste des vestiges dans la partie supérieure des jardins de l’Observance dominant l’ancienne Justice de Paix, siège de la prévôté du duché d'Enghien-Montmorency.
Le centre-ville a conservé sa physionomie avec la place Roger Levanneur, ancienne « Place du Marché » entourée de maisons du 19e, et ses petites rues escarpées et tortueuses. À l’angle de la rue de Pontoise, le café-restaurant « Au Cheval Blanc » accueillait célébrités et parisiens qui y déjeunaient avant d’aller se promener en forêt à dos d’âne. La pittoresque place du château Gaillard abrite quelques demeures de caractère.
La rue des Granges et celle de Saint Victor bordées de hauts murs séparent par des ponts de pierre, la motte féodale du cœur du bourg primitif.
La cité est intimement liée à la maison des Montmorency. Le principal témoignage de leur présence est évidemment la Collégiale Saint-Martin. Cet édifice de style gothique flamboyant fut, jusqu’à la révolution, la nécropole des barons et des ducs de Montmorency et de certains princes de la maison des Bourbon-Condé. L’un des hôtes les plus illustres de la commune fut Jean-Jacques Rousseau, qui trouva refuge à l’Ermitage, d’avril 1756 à décembre 1757, puis au Mont-Louis où il loua une petite maison abritant désormais un musée consacré au philosophe.
Au milieu des propriétés somptueuses qui sont légions, il faut remarquer l’orangerie semi-circulaire, unique vestige du domaine de Charles Lebrun, le château Dino, agrémenté de loggias dans le goût italien. L’hôtel de ville, bâtiment de plan carré couronné par un étage en attique, se prolonge d'un domaine de 13 hectares devenu le parc de la mairie.
Un réseau important de chemins serpentent parmi vergers et quartiers résidentiels permettant de découvrir ses aspects verdoyants et de nombreux panoramas sur la vallée de Montmorency, la plaine de France et Paris. Les plus remarquables se situent à l’est vers Groslay. La sente des haras courant le long d’un ru né à la fontaine des haras, ou encore la sente de la châtaigneraie débouchent sur une magnifique forêt d’arbres séculaires, classée monument historique.
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